Bien-être au travail : mettre en place un cercle vertueux

La thématique du bien-être au travail s’est imposée progressivement au sein de l’entreprise. Le curseur s’est lentement déplacé : de l’employé au service de l’entreprise, au milieu du 20e siècle, l’entreprise doit désormais offrir un cadre propice à l’épanouissement de ses employés. Cette évolution est la conséquence de la montée des individualismes, accompagnée d’exigences qui se sont imposées dans les mentalités collectives. Je vous propose ici d’en lister les principaux aspects.

Le sens du devoir

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la société française toute entière consacrée à la reconstruction, engagée dans une dynamique du devoir et du sacrifice. Elle est fortement structurée : les groupes sociaux sont cloisonnés, en fonction du milieu social et professionnel d’appartenance et les personnes se conforment à leur groupe d’origine. Le besoin de normes, de cadre, de sécurité physique et psychologique est encadré par l’Etat qui crée la Sécurité sociale et les Allocations familiales. Dans ce contexte, la place accordée aux désirs individuels est limitée, voire condamnée, car ils sont perçus comme une menace pour le cadre social.

Les années 60 : en route vers l’individualisation des comportements

L'individualisme prend son essor dans les années 60

Les années 60 apportent un progrès économique et social qui améliore la vie quotidienne des Français. Le besoin de sécurité est satisfait, l’effort social se détend. Le développement de la consommation contribue au réveil de l’individualité. La mobilité sociale ascendante portée par l’évolution économique pousse les individus à vouloir évoluer, et donc à remettre en cause les « programmations » sociales. Les normes sociales et les valeurs jusque-là dominantes sont de plus en plus remises en question. Mai 68 est l’incarnation exaltée et paroxystique de ce nouveau besoin d’être soi-même. C’est à partir de là que la tendance à l’individualisation se diffuse et se développe.

Individualisation : l’influence des nouvelles technologies

Les nouvelles technologies ont contribué au développement de logiques nouvelles, plus individuelles. Elles offrent un accès à volonté aux services, apportent souplesse et réversibilité aux comportements. Elles favorisent une créativité spontanée, sans enjeu, en invitant tout un chacun à essayer, à expérimenter sans risque (photo ou musique numérique par exemple). Internet accroît l’autonomie des consommateurs, en apportant facilité de comparaison et richesse d’information.

Maîtriser son rapport au temps et au corps

L’organisation du travail s’individualise: travail à distance, développement des horaires variables, délimitation moins nette entre weekend et semaine… Ces nouvelles organisations ouvrent la possibilité d’un chevauchement avec les autres temps (famille et loisirs). Ceci n’est pas sans entraîner des problèmes d’articulation : le sentiment de disposer de moins de temps est répandu, alors qu’en réalité, la part accordée aux loisirs continue à augmenter.

Se rendre maître de don temps

Le besoin de maîtriser son temps en le gérant à partir de son rythme personnel se fait plus fort. Le temps de la rêverie devient un « espaces temps » valorisé car propice au ressourcement et à la créativité.
Le corps n’est plus perçu comme une machine au service de l’activité. Il est désormais un tout où mental et physique interagissent, qui doit être respecté et cultivé : par le sport, la qualité de l’alimentation, l’hygiène de vie. Les personnes sont de plus en plus sensibles à ce qui met en danger, à ce qui entame ce potentiel individuel. Les agressions de l’environnement ayant un impact sur la santé, le bien-être, sont de moins en moins bien tolérées. La consommation devient sélective, surveillance, filtre, protection.

L’importance accordée à l’ambiance

L’envie de se sentir bien, en harmonie avec son environnement devient une attente de base. La qualité de l’ambiance contribue à donner de la valeur au quotidien. La prise de conscience de l’impact du cadre de vie sur l’humeur, le bien-être global, amène de nouvelles exigences : la tolérance vis-à-vis des éléments détonnants recule. Une attente forte se développe aussi vis-à-vis des espaces, publics ou privés, de la qualité de la vie qu’ils offrent.

Harmoniser les relations entre personnes

Harmoniser les relations entre personnes pour un travail plus productif

La disparition des groupes sociaux cloisonnés est compensée par le développement de liens plus choisis, plus investis, plus diversifiés mais moins durables. Moins prisonnier d’une image sociale à assurer, les personnes ne se laissent plus enfermer dans des catégories pré-établies dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas. Les temps de partage, de collaboration, sont investis de façon active et inventive, pour trouver les solutions qui permettent de vivre avec les autres, sans se sentir brimé, en préservant des zones, des espaces et des temps à soi. L’authenticité des relations devient importante, et les personnes font de moins en moins d’efforts au nom de la politesse ou de la bienséance.
Les individus cherchent davantage à s’impliquer, à participer activement en demandant à comprendre, à avoir en main les éléments pour pouvoir choisir librement et en connaissance de cause. Le développement de l’auto-médication peut se lire comme une réponse à l’autorité médicale perçue comme encore trop arbitraire et peu ouverte au dialogue.

Du bien-être au travail : pourquoi l’entreprise doit s’adapter

L’évolution vers davantage d’individualisme et les conséquences sur les comportements que nous venons d’énoncer touchent l’ensemble de la société. Vu de l’entreprise, cette évolution touche finalement autant ses salariés que ses clients. En s’adaptant pour répondre aux attentes de bien-être de ses salariés, l’entreprise démontre aussi sa compréhension des besoins de ses clients.

Répondre aux attentes des salariés en matière de bien-être au travail

Choisir d’agir pour améliorer le bien-être au travail, c’est ouvrir un cercle vertueux au sein de l’entreprise. Les données contextuelles que nous énonçons ici servent de cadre général à nos réflexions. Il n’y a pas de solution toute faite à une problématique abstraite de bien-être au travail, mais des solutions adaptées à chaque environnement de travail, à chaque culture d’entreprise.

Faire appel à Yogalame dans la mise en place de vos actions relevant du bien-être au travail et de la RSE, c’est la garantie de croiser les données résultant d’un travail de veille avec la réalité de votre terrain, de votre quotidien, pour construire de la valeur ajoutée pour votre activité, engageant votre entreprise dans un cercle vertueux.