Le yoga est une médecine alternative et complémentaire

Le yoga comme pratique de réappropriation du corps et des schémas de santé

Le yoga trouve aujourd’hui parfaitement sa place dans le champ des médecines alternatives et complémentaires (MAC), champ en lente structuration depuis les années 80.
Incluse à la médecine traditionnelle indienne qui se nomme ayurvéda, cette pratique répond aux tendances à l’hybridation et à la transformation des systèmes de santé européens.

En effet, une catégorie plutôt aisée des populations, se présente en quête de réappropriation du corps et des schémas de santé et de plus en plus en recherche de soins dont la nature correspond à son mode de vie.

Le yoga au sein des médecines alternatives et complémentaires

En 1983, l’OMS publiait une liste de 280 MAC utilisées en Europe. L’Organisation Mondiale de la Santé définit comme alternative et complémentaire toute thérapie qui fait appel à l’usage de médicaments à base de plantes, éléments d’animaux et/ou minéraux, mais aussi les pratiques sans apport de médicament mais avec des apports manuels : le yoga et l’acupuncture en font partie.

Le yoga a été intégré très tôt (1979) comme pratique complémentaire aux soins médicaux par le service de cardiologie de l’Hôpital Ténon à Paris. Des thèses ont aussi montré les apports psychiques du yoga : le pratiquant développe des attitudes qui le posent comme agent de sa vie, acteur de ses changements.

Progressivement, le yoga s’est imposé comme une pratique de santé. Le massage à l’huile ayurvédique relève aussi d’une approche globale de la personne et apporte les bienfaits d’une relation centrée sur la personne.

L’avancée britannique

La reconnaissance des MAC induirait la fixation de normes européennes. On en est encore loin. Un système visant à prouver à grande échelle leur efficacité et leur légitimité reste à mettre en place.

En 2000, la Grande-Bretagne a fait un pas exemplaire dans la reconnaissance du yoga. Le Parlement a édité un rapport soulignant que 20% de la population britannique avait recours aux MAC dont 34% au yoga. Ces chiffres ont augmenté depuis.

Les institutions britanniques ont alors ressenti nécessaire le contrôle des praticiens et des formations pour protéger le public des charlatans, des soins de mauvaise qualité, mais aussi pour encourager la recherche sur les MAC.

Le yoga figure aujourd’hui parmi les pratiques de santé prescrites par le système de santé national britnannique (NHS). Malgré le projet initial d’aboutir à une prise en charge du yoga par l’assurance-maladie britannique, il ne semble pas que cela se soit encore concrétisé. Si la démarche britannique reste exceptionnelle en Europe, peut-être préfigure-t-elle des évolutions à long terme dans le même sens que ce qui se fait au Canada ?

La médecine intégrée du Canada

Au Canada, la médecine intégrée qui se met en place. Il s’agit de combiner toutes les approches thérapeutiques (médecine conventionnelle et alternative) dans un contexte ciblant les personnes dans leur globalité et en réaffirmant la relation entre le médecin et son patient. Parmi les tests qui ont nourri l’ouverture des esprit, le Centre canadien de recherche sur le toucher a joué un rôle, mettant en place en 1997 un projet pour donner des massages en soins palliatifs.

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