Vivre et travailler au rythme des saisons

Emportés par le flux du monde, nous pouvons petit à petit, sans nous en rendre bien compte, nous couper du rythme des saisons.

Créer son propre rythme des saisons

Nous restons pourtant souvent sensibles aux aléas météorologiques. Certains se moquent, ne voyant dans les échanges autour de la météo que des conversations vides. Pourtant, le fond de ces propos est peut-être à reconsidérer. Le découpage arbitraire du calendrier n’apporte aucun éclairage à notre propos. Nous invitons plutôt à la création de votre propre découpage des saisons, en observant la nature et en écoutant ce qu’elle nous suggère.

Les bienfaits du suivi des rythmes de la nature

Vivre et travailler au rythme de la natureCycles du soleil, température, manifestations des végétaux… L’attention portée aux éléments naturels qui nous entoure, même en ville, est bénéfique à plusieurs niveaux.
1- En restant attentif à notre environnement naturel, nous cultivons notre capacité d’attention et nous nous ancrons dans le temps, mais aussi le lieu où nous vivons. Nous n’observons pas les mêmes changements et ne vivons pas les mêmes éclosions dans le Nord ou le Sud de la France, au bord de la mer ou dans les terres à l’Est.
2- En cultivant notre capacité d’attention à notre environnement naturel, nous renforçons nos capacités d’attention à nous-mêmes. Nous ouvrons la possibilité de mettre en correspondance notre intériorité avec la nature qui nous entoure.
3- L’attention à notre environnement naturel, à ses évolutions et à nos sensations renforce notre relation intuitive au monde, crée la possibilité d’un rapport réel au monde, en mettant en sourdine le mental.
4- En se calquant au maximum sur le rythme naturel de notre environnement (nous n’en avons, hélas, pas toujours la possibilité), nous adaptons notre énergie dans de justes proportions. Tout se passe comme si nous bénéficiions d’un soutien à nos actions.

Le printemps

Les germinations des graines dans la terre sont comme un écho à l’émergence de pensées et d’idées. Celles-ci vont se développer doucement, vont prendre le temps de mûrir pour passer de l’ébauche à la réalisation.
C’est le temps de la préparation, des petits pas vers le progrès, des étapes de construction. Chaque jour, apparaît un petit bout de feuille, ou le bourgeon dévoile un peu plus de la future fleur.

L’été

vivre au rythme des saisonsLe 21 juin est le jour marquant officiellement le début de l’été. Aux alentours de cette date, dans nos latitudes, la durée entre le lever et le coucher du soleil est maximale. Ce jour n’est-il pas plutôt une sorte d’apogée d’énergie solaire qui nous a imprégnés tout au long des mois qui ont précédé. Cette apogée ne trouve-t-elle pas son illustration dans les feux de joie de la Saint-Jean ? En août, les feuilles des arbres commencent déjà à changer de teinte.
L’été est la période de maturation. La pleine lumière est faite sur les idées qui apparaissent clairement et peuvent se concrétiser.
Bien sûr, dans la nature, certaines graines s’épanouissent et d’autres non : c’est la sélection naturelle. De même, nous vivrons des réussites et des échecs. Ce sont des mots de vocabulaire qui ne sont que deux facettes d’un vécu, d’une expérience, la nôtre, qui enrichit nos prochains pas, nos prochaines initiatives.
Fluidité, perméabilité, souplesse, adaptation sont les comportements de la nature que l’on peut profitablement explorer.

L’automne et l’hiver

Se ressourcer en hiverViennent ensuite les beautés et splendeurs de nos automnes occidentaux. Le temps de profiter des fruits de nos actions.
Puis l’hiver, le temps de l’hibernation pour certains animaux. Le repos favorise le travail d’élimination des reins. Le travail de nettoyage, de filtration, de bilan est nécessaire pour dresser le bilan, se ressourcer et trouver l’énergie pour le prochain cycle.
Sans travail de nettoyage, colère et dépression peuvent se manifester avec excès, nous apportant bien des ennuis. Par ailleurs, l’épuisement peut s’installer, car la baisse d’énergie est réelle, alors que l’on continue à agir sur le même rythme que le reste de l’année.

Vivre équilibré au rythme des saisons

L’âme se nourrit du calme et du silence. Voici pourquoi en cette période, le regard peut se perdre longuement au cœur des flammes d’un feu de cheminée, suspendant les pensées parasites.
Les bonnes résolutions du nouvel an peuvent être nourries, pensées mais elles ne pourront pas germer avant le printemps.

Il est difficile de parler des cycles de la nature sans évoquer les cycles vécus mensuellement par les femmes. Je le fais juste ici car cela est un sujet en soi ! 🙂

Ce texte est inspiré des travaux de Jaap Voigt.